jeudi 19 février 2009

Aggée 1.4 Les priorités

« Est-il temps pour vous-mêmes d’habiter à votre aise dans des maisons richement décorées alors que mon Temple est en ruine ? »

Aggée 1.4


· Contexte historique du prophète Aggée :


Pardonnez-moi, mais je vais commencer par une question difficile en cette rentrée universitaire. Que connaissez-vous du prophète Aggée ? Que pouvez-vous me dire sur lui, sur ce qu’il a dit, sur ce qu’il a fait ? Difficile question, n’est ce pas ?


Je vous propose de survoler le livre d’Esdras qui permet de comprendre le contexte historique du prophète Aggée. Nous sommes en 538 avant Jésus-Christ à Babylone et la ville est en train de tomber aux mains des Perses. Le peuple juif en exil depuis plusieurs décennies est alors libéré et autorisé à revenir à Jérusalem pour rétablir le culte de l’Eternel. D’ailleurs, il est intéressant de souligner que tout cela est conforme aux prophéties d’Esaïe (44,26-28 et 45.1-13). Bref, ce sont près de 50 000 personnes qui reviennent d’exil avec Zorobabel comme grand-prêtre. La première chose qu’ils font alors est la reconstruction de l’autel puis du temple de Jérusalem, tout va bien, alléluia, nous sommes en -536. Les premiers chapitres du livre d’Esdras racontent bien mieux que moi ce tant attendu retour d’exil.


Mais au bout de quelques années, les travaux du temple sont arrêtés, stupeur ! En effet, les ennemis d’Israël ont réussi à décourager les juifs et tous ont cessé de reconstruire le temple pour aller chacun de son coté rebâtir sa propre maison. Pendant plus de quinze ans, le temple de Jérusalem reste alors un vaste chantier inachevé ! C’est alors qu’en -520 arrivent Aggée et Zacharie, deux prophètes de la même époque. Aggée, dont nous ne connaissons pas grand-chose au final, est intervenu en Juda pour appeler le peuple à rouvrir le chantier du temple. « Est-il temps pour vous-mêmes d’habiter à votre aise dans des maisons richement décorées alors que mon Temple est en ruine ? » Tous se remettent au travail pour le temple, l’empereur Darius autorise la poursuite des travaux et en -516 le temple est inauguré en grande pompe à coup de taureaux et de béliers. Enfin.


Voilà pour le contexte historique du livre d’Aggée. Je vous propose de revenir plus en détails sur la prédication d’Aggée et c’est à partir de ce texte que nous aurons une réflexion sur le thème des priorités dans nos vies :


« Voici ce que déclare le Seigneur des armées célestes: Les gens de ce peuple prétendent: Le temps n'est pas venu encore, le temps où le Temple de l'Eternel doit être rebâti. Alors la parole de l'Eternel leur fut adressée par le prophète Aggée: Est-il temps pour vous-mêmes d’habiter à votre aise dans des maisons richement décorées alors que mon Temple est en ruine ? Voici ce que déclare le Seigneur des armées célestes: Réfléchissez donc bien à ce qui vous arrive: vous semez largement mais vous récoltez peu, vous mangez, vous buvez, sans être rassasiés et sans étancher votre soif. Vous vous couvrez d'habits sans être réchauffés, et le salaire que gagne l'ouvrier va dans une bourse trouée. Voici ce que déclare le Seigneur des armées célestes: Réfléchissez donc bien à ce qui vous arrive… » Aggée (1.2-7)


· Définition d’une priorité :


Pour commencer, selon vous, quelle définition peut-on donner au terme de priorité ? Avant de parler de priorités pendant 30 minutes, mettons nous d’accord sur la définition du mot. Il pourrait avoir la définition officielle du Petit Robert et la racine étymologique du mot (prior en latin, priritas en latin médiéval), mais je vous en propose deux encore plus parlantes :

Une priorité à droite. S’il n’y a pas d’autres véhicules, alors on passe comme si de rien n’était. S’il y a une autre voiture, alors on s’arrête tout de suite, sans quoi c’est l’accident. Une priorité non respectée, cela n’amène jamais de bonnes nouvelles… sinon pour le carrossier du coin !


Un camion de pompier. Ou tout autre véhicule prioritaire. Quand il met son gyrophare, alors il ne se pose même plus la question de le laisser passer ou pas. Plus de règle de stationnement interdit ou de ligne continue à ne pas franchir. Quand le camion de pompier arrive, tout est permis pour lui laisser la priorité. Une priorité, je dirai dans ce contexte que c’est une règle au dessus des autres règles.


· A quoi ressemble une vie sans priorité ?


Maintenant, laissez-moi vous poser deux autres questions : à quoi ressemble une vie sans priorité ? A votre avis ? C’est parti pour un brainstorming !


Premièrement, pour rester dans le registre code de la route, une vie sans priorité ressemble à un beau carambolage, il n’y a pas de règles, toutes nos activités sont aussi importantes les unes que les autres, c’est donc l’accident à chaque carrefour de notre emploi du temps.


Êtes-vous déjà allés dans un supermarché pour faire des courses mais sans liste de courses ? On se retrouve alors tenté par chaque rayon, on ne sait pas quoi prendre alors on prend tout, on se retrouve avec un caddie qui déborde, le passage en caisse est douloureux, on rentre à la maison et on s’aperçoit qu’on a tout, sauf ce dont on avait vraiment besoin ! Une vie sans priorité, c’est comme des courses sans liste de courses, on ne sait pas quoi chercher et on se retrouve avec tout, sauf ce dont on a vraiment besoin.


Un couple de parisiens traversait une région provinciale en voiture et se perdent. Arrêtés sur le bord d’une départementale des plus isolées, ils aperçoivent enfin un paysan qui passe au loin : « Monsieur, où sommes nous ? ». « Où voulez-vous aller ? » leur répond le paysan. Ils n’en savent rien. Alors au paysan de conclure : « Si vous ne savez pas où vous voulez aller, cela ne sert à rien de savoir où vous êtes… » Sans priorité dans nos vies, nous ne savons pas où aller et donc cela ne sert même plus à rien de savoir où nous sommes, n'est-ce pas ?


Enfin, dernière illustrations, prenez un seau vide. Mettez-y des gros galets. Le seau est-il plein ? Non, mettez-y du sable, il y a encore de la place. Le seau est-il plein ? Non, versez-y de l’eau, il y a encore de la place. Quelle est la conclusion ? Cela pourrait être qu’en étant malin il y a toujours moyen d’en faire plus dans son emploi du temps. Mais je préfère la conclusion suivante : si nous ne mettons pas les gros galets en premier dans le seau, alors nous ne réussirons jamais à les mettre par la suite. Quelles sont vos gros galets, vos priorités ? La chose la plus importante est de mettre ces gros galets dans votre vie. Si l’on donne la priorité à mille autres petites choses aussi nombreuses que les grains de sable, alors nous remplirons nos vies de futilités et n’aurons plus de place, de temps et d’énergie pour le plus important.


Alors oui tous ces exemples nous montrent que nous avons besoin de priorités, nous avons besoin de savoir quoi mettre dans notre caddie, nous avons besoin sur notre carte de savoir où nous sommes et où nous voulons allez, nous avons besoin d’identifier les gros galets afin de les mettre en premier. Sans priorité, nous nous éparpillons, nous dispersons et nous nous épuisons. Sans priorité comme le dit Aggée, nous mangeons mais avons encore faim, nous buvons mais avons encore soif, nous semons mais ne récoltons peu, nous nous couvrons d’habits sans être réchauffés. « Réfléchissez à ce qui vous arrive… » nous dit le prophète Aggée.


· Alors pour rentrer dans le vif du sujet, laissez-moi vous demander quelles sont vos priorités dans vos vies. Pour reprendre les illustrations précédentes, laissez-moi vous poser quelques questions. Construisez-vous votre maison individuelle ou participez-vous à la reconstruction du temple de l’Eternel ? Qu’est ce qui est inscrit sur votre liste de courses quand vous allez au supermarché? Quand vous êtes perdus sur une départementale, êtes-vous capable de dire au paysan votre destination et votre objectif ? Qu’est ce qui passe avant tout chose sur votre route ? Quelle est la priorité dans votre vie qui a le privilège d’avoir un gyrophare et pour laquelle vous ferez tout ce qui est dans votre possible pour la respecter ? Quels sont vos gros galets dans votre seau ? A quoi pensez-vous en premier en vous levant le matin? Comment allez-vous commencer l’année universitaire ?


· Des bonnes priorités selon la Bible.


Ce douloureux temps d’introspection étant terminé, essayons de trouver ensemble comment bien définir nos priorités dans nos vies en ce début d’année. L’université ayant tout juste repris, s’il y a un moment pour bien choisir ses priorités, c’est maintenant, n’est ce pas ?


Nous avons besoin d’ouvrir la Bible pour trouver les bonnes priorités. Par nous-mêmes nous nous trompons souvent. Prenons l’exemple dans Marc 2 du paralytique qui arrive par le toit devant Jésus pour être guéri. Connaissez-vous ce passage ? Alors que tout le monde s’attend à se que Jésus le guérisse de sa paralysie, Jésus lui pardonne ses péchés. Ne s’est-il pas trompé de priorité ? La plupart d’entre nous auraient guéri vite fait bien fait le paralytique, après tout, c’est pour cela que le paralytique est venu, n’est ce pas ?


Puis dans Marc 5, Jésus est interpellé par un chef juif, nommée Jaïrus, sa fille étant gravement malade. Alors que Jésus se met en route pour aller la guérir, il se fait toucher par une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans. Quelle va être la priorité de Jésus ? La plupart d’entre nous auraient tout simplement accélérer pour se dépêcher d’arriver auprès de la fille de Jaïrus. Non, Jésus s’arrête et prend le temps de guérir la femme aux pertes de sang. Jésus aurait été un bien mauvais urgentiste dans notre société actuelle…


Enfin, toujours dans l’Evangile de Marc au chapitre 14, nous sommes dans le jardin de Gethsémani, Jésus prononce des paroles qui nous serait jamais venu à l’esprit « ta volonté et non la mienne ». Assez surprenant comme priorité, n’est-ce pas ? La plupart d’entre nous auraient pris leurs jambes à leur cou en voyant les soldats romains arriver.


Ces quelques exemples tirés de l’Evangile de Marc nous montre l’importance de se mettre à l’écoute de la Bible pour choisir les bonnes priorités. En effet, nos priorités sont loin de celle de Jésus, notre logique nous conduit souvent sur la mauvaise route. « Sa Parole est une lampe sur notre sentier » (Psaume 119.105), alors laissons la nous éclairer quand notre intelligence ne suffit plus à prendre les bonnes décisions et les bonnes priorités.


· Ouvrons donc la Bible à la recherche de textes qui vont éclairer notre réflexion sur le thème des priorités. Selon vous, quelques sont les priorités à avoir dans nos vies selon la Bible ? A votre avis ? Pensez-vous à des textes ou des versets en particulier ? C’est donc parti pour un second petit brainstorming !


Pour s’appuyer sur un texte biblique, il est possible de parler du fameux verset de l’Evangile de Matthieu 6.33 : « Chercher d’abord le royaume de Dieu, et toutes choses vont seront données en plus ». Une parole qui fait mouche concernant nos priorités, apprenons à rechercher ce qui est essentiel.


Il est aussi possible de regarder à Marthe et à Marie. Marthe s’agite autour de Jésus et Marie écoute tranquillement les paroles de son maître. Jésus nous dit : « C'est Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée. » (Luc 10.42). Préférons-nous nous épuiser à son service ou prenons nous du temps pour l’écouter et le laisser nous instruire ?


Il est possible de s'appuyer sur le peuple d’Israël qui devait à Jéricho faire confiance à Dieu avant d’aller au combat, qui devait se reposer sur la puissance de Dieu à travers les trompettes et non sur la puissance des chars et des chevaux. « Médite ce livre de la Loi jour et nuit afin d’y obéir, alors tu réussiras ce que tu entreprendras. » (Josué 1.8) Leur priorité ne devait pas être le combat en lui-même mais la confiance à Dieu pour celui-ci. Nous non plus, ne nous trompons pas de combat et de priorité!


Il est aussi possible d'évoquer David et ses nombreux psaumes. Niveau problèmes politiques et soucis diplomatiques, le roi David avait toutes les raisons de crier son incompréhension et son désir de vengeance, pourtant sa priorité était avant tout de d’adorer et de louer le Seigneur dans chacun de ses psaumes, « Au jour de la détresse, c’est vers toi que je me tourne. Parmi les dieux, Seigneur, nul n’est semblable à toi. » (Psaume 86.7) La louange était sa priorité, est-ce la nôtre?


Enfin, il est possible de regarder à la sagesse de Salomon pour le choix de ses projets et de ses priorités. Cela fait trente siècles qu’il a écrit les proverbes et ces derniers restent d’une si grande sagesse ! « Vous pouvez penser que tout ce que vous faites est bien, mais c'est l'Eternel qui apprécie vos motivations. » (Proverbes 16.2) Un Dieu qui sonde nos cœurs et qui voit nos vraies motivations et nos vraies priorités, on ne peut rien lui cacher, demandons lui sa sagesse.


· De nombreux textes permettent d'aborder le thème des priorités, mais ce dont sur je veux parler ce soir, c’est de Jésus quand il prêchait aux foules et quand un pharisien est venu lui demander quel est le plus grand des commandements. Je suppose que vous connaissez tous ce passage; il nous intéresse car à travers la question « quel est, dans la Loi, le plus grand des commandements ? » (Matthieu 22.36), le pharisien désire savoir dans quel domaine il doit se concentrer dans sa vie, à quel aspect de sa discipline spirituelle et morale il doit faire particulièrement attention et donner la priorité. Rappelons-nous que la Loi Juive comporte 613 commandements. La réponse de Jésus au pharisien nous intéresse donc nous aussi pour savoir quelles priorités donner à nos vies, sur quels domaines de nos vies devons nous faire particulièrement attention. Est-ce le domaine de mes études, de mon église, de ma famille ? Est-ce mes paroles, mes pensées, mes actes? Est-ce la régularité de ma lecture quotidienne ou bien ma dîme mensuelle ? Que dois-je choisir parmi ces 613 potentielles priorités ?


« Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C'est là le commandement le plus grand et le plus important. Et il y en a un second qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'enseignent la Loi et les prophètes est contenu dans ces deux commandements. » (Matthieu 22.37-40)


Priorité donc numéro un pour nous, aimer notre Dieu de tout notre cœur, notre âme et notre pensée. Dieu ne nous demande pas de sacrifier des béliers en son honneur, il ne nous demande pas de faire un pèlerinage à Jérusalem chaque année, il ne nous demande pas de porter des T-shirts I love Jesus, il ne nous demande pas d’être à Agape Campus à 19h30 pétantes chacun des 52 jeudis soirs de l’année, il ne nous demande pas 10% de notre salaire, il ne nous demande pas de connaître par cœur Jean 3.16. Non, ce que Dieu nous demande avant tout, ce que Dieu attend comme plus grande priorité dans nos vies, c’est que nous l’aimions de tout notre cœur, de notre âme et de notre pensée. Un amour rien que pour lui, un amour bouillant, un amour profond, un amour persévérant, un amour fidèle, un amour sans compromis, un amour de tout notre cœur, de notre âme et de notre pensée.


Priorité numéro deux, l’amour pour notre prochain. Notre prochain dans la famille, notre prochain dans la rue, notre prochain au ru, notre prochain dans le bus, notre prochain dans le couple, notre prochain dans le métro, notre prochain à l’église, notre prochain à l’université, notre prochain à Agape Campus. Si vous ne savez pas quelle priorité donner à vos vies, mettez-y l’amour du prochain, et mon petit doigt me dit que vous ne serez pas très loin de la volonté de notre Dieu…


· Voilà donc deux bonnes priorités: l'amour de Dieu et l'amour du prochain. Peut-être vous attendiez-vous à ce que je donne une liste de bonnes idées à faire en cette rentrée universitaire, une liste homologuée de bonnes priorités pour les prochains mois, des conseils pour enfin arriver à lire sa Bible quotidiennement, de saints astuces pour mieux gérer votre temps, des incitations à plus vous engager dans votre église et dans Agape Campus, des recommandations certifiées bibliques pour remodeler votre agenda hebdomadaire en ce début d’année universitaire…


Non, je ne vous apporte rien de cela et me contente pour les priorités de parler d’amour, d’amour de Dieu et du prochain. Bizarre, n’est ce pas ? Pourquoi ? Car je suis persuadé que vous charger d’un fardeau de culpabilité et de légalisme serait le meilleur moyen pour vous décourager en ce début d’année. Ce serait vous demander de mettre la charrue avant les bœufs, ce serait vous inviter à porter du fruit avant de vous avoir rappelé toute l’importance d’être relié au cep. Vous assommer d’une liste exhaustive de bonnes priorités sans vous rappeler la nécessité de demeurer en Christ, ce serait tout simplement oublier l’essentiel, l’amour envers Dieu et envers son prochain.


Pour vos priorités, vous inciter à prier 15 minutes par jour ? Très bien ! Vous encourager à distribuer des Bibles à vos collègues d’amphithéâtre ? Très bien ! Vous remettre en cause et vous inviter à repenser votre agenda hebdomadaire ? Très bien ! Vous dire de plus vous engager dans votre église ? Très bien ! Mais je préfère vous rappeler que le plus important consiste à demeurer en lui, à rester près de Lui, à chérir cette relation que vous pouvez vivre avec votre Seigneur et Sauveur, à l’aimer de tout votre cœur, de toute votre âme et de toute votre pensée.


Faites de cet amour là votre priorité et toutes les autres priorités deviendront secondaires et d’un seul coup plus facile à choisir, vous verrez ! Aimer son Dieu et son prochain sont des priorités auxquelles on ne pense que très rarement ; mais au moment de choisir des priorités, on préfère souvent se remettre sous le joug des obligations et bonnes résolutions. Voilà pourquoi je préfère vous rappeler ce soir l’essentiel, vous rappeler l’importance d’aimer son Dieu et son prochain. Faites de cet amour votre priorité pour les mois à venir et après je vous fais confiance pour ce qui est de remodeler son agenda hebdomadaire, se trouver un planning de lecture biblique ou bien encore de plus s’engager dans son église, vous y arriverez comme des grands ! Aimez votre Dieu et l'idée de lire la Bible semblera si évidente, aimez votre prochain et s'engager dans votre église semblera logique.


· Pour conclure : courage !


En ce début d’année, voilà donc de quoi redéfinir nos priorités, écrire notre liste de course avant d’aller au supermarché, identifier les bons galets à mettre en premier, mettre le gyrophare sur le bon véhicule… bref tout ce qu'il faut pour aborder votre premier semestre universitaire dans des bonnes conditions !


Mais j’entends déjà certaines remarques. Attends, pendant le mois d’octobre, il y a tellement de choses à faire, nous n’avons pas le temps de modifier nos priorités, nos emplois du temps sont déjà suffisamment chargés ainsi. J’ai un prof de biologie qui m’a donné deux exposés à faire, mon projet qui est déjà en retard, un prof qui a annoncé qu’il voulait rajouter un créneau horaire pour sa matière, ma nouvelle chambre universitaire n’est toujours pas finie d’être emménagée, les parents à aller voir le week-end prochain, mon abonnement TCL à renouveler… Non il n’est pas possible pour cet été de redéfinir mes priorités, trop risqué. Et je ne parle pas du mois de novembre, cela va être pire, il faudra commencer à réviser les partiels du premier semestre et il paraît même qu’Agape Campus va commencer à faire de la pub pour des groupes d’édification et pour différents projets… Non non non pas le temps de réfléchir et de se remettre en cause, pas possible de redéfinir ses priorités maintenant, une autre fois peut-être.


Gertrude Stein, une auteur américaine, disait à propos de ses deux tableaux de Picasso : « Si un jour ma maison brûle et que je dois partir en courant avec un seul de mes deux tableaux, alors je prendrai les deux ! » Oui, on aimerait bien pouvoir tout choisir et tout faire, on aimerait bien avoir un peu plus de 168 heures par semaine, tout serait si simple. Mais laissez-moi vous dire que vous n’êtes pas les seuls à n'avoir que 168 heures par semaine. Abraham, Salomon, Jésus, Paul, Martin Luther, Jean Calvin, Rubens Saillens, Martin Luther King, Billy Graham, Alfred Kuen, Georges Verwer, Michael Demange… tous avaient aussi que 168 heures par semaines, alors je n’ai qu’un mot à dire… courage ! Courage !


J’ai commencé cette méditation avec le prophète Aggée, laissez-moi finir avec quelques versets du même livre:


« Mais maintenant: courage, Zorobabel, dit l'Eternel. Toi aussi, Josué, fils de Yehotsadaq, grand-prêtre, prends courage! Courage, vous aussi, tous les gens du pays! dit l'Eternel. Mettez-vous à l'œuvre, car je suis avec vous. Voilà ce que déclare le Seigneur des armées célestes. Selon l'engagement que j'ai pris envers vous quand vous avez quitté l'Egypte, mon Esprit est présent au milieu de vous tous; vous n'avez rien à craindre. (Aggée 2.4-5;9)


Pour conclure, alors oui, gardons courage et n'ayons pas peur d'aimer notre Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre pensée. Oui, un tel amour est risqué, on risque de ne plus vraiment s'appartenir. Mais Jésus n'a-t-il pas dit que celui qui veut gagner sa vie la perdra et que celui qui la perd la gagnera? N'ayons pas peur d'aimer notre Dieu, nous ne sommes jamais perdants à être trop proches de lui! Et N'ayons pas peur d'aimer nos prochains, ceux que Jésus a osé appeler ses frères.


Vivons cet amour et prenons ensuite les bonnes priorités. Et Dieu sera avec nous, gardons courage et nous n’aurons alors rien à craindre de nos 168 heures hebdomadaires.


Amen.

P.L.

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