Matthieu 25.22
« (Jésus dit :) Il en sera comme d'un homme qui allait partir en voyage, il appela ses serviteurs, et leur confia ses biens. Il donna 500 pièces d’or à l'un, 200 pièces d’or à l'autre, et 100 au troisième, à chacun selon sa capacité, puis il partit.
Aussitôt, celui qui avait reçu les 500 pièces d’or s'en alla, les fit valoir, et il gagna 500 autres. De même, celui qui avait reçu les 200 pièces d’or en gagna 200 autres. Celui qui n'en avait reçu que 100 alla faire un creux dans la terre, et cacha l'argent de son maître.
Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte. Celui qui avait reçu les 500 pièces d’or s'approcha, en apportant les 500 autres, et il dit: Seigneur, tu m'as remis 500 pièces d’or; voici, j'en ai gagné 500 autres. Son maître lui dit: C'est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; Viens te réjouir avec moi. Celui qui avait reçu les 200 pièces d’or s'approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m'as remis 200 pièces d’or; voici, j'en ai gagné 200 autres. Son maître lui dit: C'est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; Viens te réjouir avec moi.
Celui qui n'avait reçu que 100 pièces d’or s'approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n'as pas semé, et qui amasses où tu n'as pas répandu de graines; j'ai eu peur, et je suis allé cacher ton argent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi. Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé, et que j'amasse où je n'ai pas répandu de graines; il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j'aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt. Otez-lui donc ses pièces d’or, et donnez-le à celui qui en a 1000. Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l'abondance, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a. Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
(Matthieu 25.14-30)
· Introduction - Qu’est ce que Jésus veut-il me dire ce soir ?
A chaque fois que nous avons un message important à faire passer, nous les chrétiens, nous utilisons des grands discours. Plus c’est important, plus nos discours seront compliqués. Qui ne s’est jamais embrouillé dans ses paroles rien qu’en expliquant l’Evangile à un de ses amis ? Pourtant le message est si simple, le Père pardonnant nos péchés à travers la mort et la résurrection du Christ. Pourtant nous aimons tant les discours longs et compliqués. A l’inverse, Jésus, à priori le meilleur prédicateur qui n’est jamais existé, utilisait des images si simples, des petites histoires du quotidien si anecdotiques. Une fois il nous parle d’un semeur dans son champ, d’un père et de ses deux fils, d’une maison en construction, et ici dans notre cas d’un maître et de trois de ses serviteurs. Alors est ce que parce que dans ce passage Jésus ne fait pas un grand discours et n’utilise pas de termes théologiques que cela signifie qu’il n’y a rien d’important derrière ce texte ? Bien au contraire. Alors qu’est ce que Jésus veut-il bien me dire à travers cette petite histoire ? Que se cache-t-il derrière ?
Cette parabole vient s’inscrire dans un chapitre, que vous avez bien évidement pris le temps de lire avant de venir, un chapitre donc qui parle du Jugement Dernier, du jour où nous aurons à rendre compte devant Dieu. Juste avant, nous trouvons la parabole du serviteur fidèle et du serviteur infidèle, la parabole des dix jeunes filles. Puis juste après nous trouvons aussi la description du Jugement Dernier, à travers l’image des boucs et des chèvres. Et au milieu, notre parabole des trois serviteurs. Pour traiter du sujet le plus important de sa prédication, c'est-à-dire celui de l’au-delà, de notre vie éternelle, Jésus utilise pourtant des petites paraboles. Soyons donc convaincus que derrière tout cela se cachent des vérités au combien importantes. Qu’est ce que Jésus veut-il donc bien me dire à travers ce texte ?
La première question qu’on se pose quand on lit une parabole de Jésus est : à qui dois-je m’identifier ? Dans quel personnage dois-je me reconnaître ? A la lecture de cette parabole, vous vous dites sûrement, non il n’est pas possible que je sois le premier, celui qui a reçu les 500 pièces d’or, je ne suis pas gâté pourri à ce point là, cela serait orgueilleux de prétendre à cette première place. Votre orgueil vous dit aussi non je ne suis pas le dernier non plus, celui qui n’a reçu que 100 pièces d’or, je m’estime à un peu plus que le dernier de la classe, celui qui n’a rien compris, et qu’en plus à la fin le maître réprimande. Alors on aime se donner le second rôle, le juste milieu, pas trop, mais suffisamment quand même. Mais j’aimerai vraiment que vous ne cherchiez à vous identifier à aucun des trois, et encore moins dans votre tête au second sans quoi cela ne vous donnera pas l’occasion de réfléchir, de se remettre en cause, d’aller de l’avant, de laisser Jésus vous toucher. Ne nous réfugions pas dans ce second personnage, ce serait la meilleure manière de ne plus voir ce que Jésus voudrait nous dire. J’ai déjà le bon rôle, parabole suivante ! Non, prenons le temps ensemble de se laisser interpeller par cette parabole et acceptons d’être au fond de nous un peu les trois serviteurs.
J’aimerai vraiment donc pouvoir parcourir avec vous cette parabole, s’en laisser imprégner et y découvrir toute sa richesse. Et la meilleure manière de se laisser toucher par Dieu est avant tout de le lui demander. Prions.
· I - Nous appartenons à Dieu.
Dans un premier temps, j’aimerai parler du fait que nous appartenons à Christ. Car paradoxalement, ce qui m’a plus touché dans cette parabole est le tout premier verset, celui où Jésus explique la situation : « Il en sera comme d'un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens. » Si on revient à la version grecque de ce verset et on le retraduit mot à mot, on lirait « ses propres serviteurs à lui ». Quelle insistance ! On a compris que ses serviteurs lui appartiennent, c’est bon !
Mais nous, sommes-nous conscients nous-mêmes d’appartenir au Christ ? Nous aimons bien se déclarer serviteur du Christ, nous aimons bien l’appeler Seigneur. Sommes-nous conscients de la portée de ces mots ? Alexandre le Grand, en campagne, avait l’habitude de demander à ses généraux avant une bataille capitale : « Etes-vous avec moi ? » Et ils lui répondaient « Oui Seigneur, nous sommes tes serviteurs et sommes avec toi, jusqu’à la mort ! » Jusqu’à la mort ! Je vous invite vraiment à réaliser ce que signifie appartenir au Christ. (1 Corinthiens 3.22) « Car tout vous appartient, Paul, Apollos ou Pierre, le monde, la vie, la mort, le présent ou l’avenir, tout est à vous ; mais vous, vous appartenez au Christ. Et le Christ appartient à Dieu. »
Pourtant c’est si bien de garder un peu de sa liberté, de garder un petit chez soi, une pièce à part dans le temple du Saint Esprit que nous sommes. C’est si confortable de vouloir garder sa petite liberté, de nous pas tout lui dire, de ne le laisser agir dans notre vie, de ne pas lui faire confiance et de ne pas lui remettre toutes nos préoccupations, nos études, notre foi, nos relations, notre caractère, nos erreurs, nos problèmes, nos peurs et nos doutes. Chacun a ses petits sujets qu’il aime malgré lui garder pour soi, chacun se sait conscient d’au moins un sujet qu’il devrait confier à Dieu, à son maître, n’est ce pas ? Que celui qui ne se sente pas concerné me jette la première pierre. Et oui, c’est si confortable de garder sa petite liberté, je dirais plutôt sa petite indépendance.
Si un appartement vous appartient, vous venez de l’acquérir, mais qu’on vous dit que vous n’avez pas accès à toutes les pièces, qu’allez vous dire ? Cet appartement m’appartient, j’ai envie de pouvoir aller de partout, que rien ne me soit caché. Je me trompe ? Apprécieriez-vous n’avoir accès uniquement au hall d’entrée ? Et pourtant c’est bien ce qu’on fait parfois à Dieu, nous aimons le laisser à l’entrée de son temple. C’est triste, non ? Dieu nous appelle à lui appartenir et à être ses propres serviteurs à lui. Et dit que nous le sommes déjà. Alors pourquoi cherchons-nous à l’oublier au quotidien ? (Colossiens 2.20) Pourquoi vivons-nous comme si de rien n’était, comme si nous appartenions encore à ce monde ?
· II - Chacun selon ses capacités, Dieu nous confie ses biens.
Ensuite, j’aimerai m’arrêter sur le verset 15, quand Jésus nous dit que Dieu confia ses biens à chacun selon ses capacités. Le maître, avant de partir, leur a laissé sa propre fortune, ce qui pour lui avait une si grande importance. Le maître a donné SES biens à ses serviteurs. De même, Dieu a sacrifié son propre fils sur la croix pour nous, et il nous offre aujourd’hui son propre Esprit. En sommes-nous conscients ? A travers cette parabole, je vois Dieu comme un investisseur qui connaît très bien toutes ses entreprises et qui méticuleusement investi de sa propre fortune dans chacune de ses entreprises, et il croit que chacune d’elles va lui rapporter. Il ne veut pas qu’un d’entre nous ait trop à porter, que cela soit plus pour lui une occasion de chute qu’autre chose. Non, Dieu a investi de lui-même en chacun de nous, il croit en nous, il sait qu’on peut faire fructifier ce qu’il a mis en nous, il le croit, et il nous fait confiance en nous plaçant désormais devant notre responsabilité.
Et à cet instant précis arrive la traditionnelle remarque « mais moi, je n’ai pas de don, je n’ai rien à faire fructifier ». Alors au lieu de faire une liste exhaustive des dons habituellement reconnus comme spirituels en espérant que certains d’entre vous reconnaissent le leur dans la liste, je préfère vous demander de regarder simplement votre santé, votre niveau d’études, votre intelligence, votre pays, votre église, votre foi, votre argent, vos amis, votre famille,… Y a-t-il quelque chose que j’ai aujourd’hui et que je n’ai pas reçu ? Y aurait-il des choses acquises par définition ?
Non, rien n’était acquis, nous avons tout reçu. Quoi ! Vous considérez-vous toujours comme oublié par la générosité de Dieu ! Le dernier serviteur ne reçoit que 100 pièces d’or selon le texte. Savez-vous que 100 pièces d’or correspondent à l’époque à 17 années de salaires ? Au minimum, Dieu donne l’équivalent de 17 années de salaires. Alors que celui qui se considère encore sans rien vienne me voir à la fin et me fasse alors un chèque correspondant à cette somme. Personne ne viendra me voir ? Comment cela, cette somme est bien trop importante ? De même, Dieu n’a oublié personne d’entre vous, quoi qu’il en soit, il vous a au minimum donné bien au-delà du maximum que vous auriez pu avoir par vous-même.
Dieu ne nous appelle pas tous à aller faire la même chose, à tous porter les mêmes fruits, ni encore moins à parler chaque jeudi soir à Agape. L’Eglise a besoin de chacun, tel qu’il est. (Romains 15.4-8) « Dans un corps humain, nous avons plusieurs parties qui ont des fonctions différentes. De même, bien que nous soyons nombreux, nous formons un seul corps dans l’union avec le Christ et nous sommes tous unis les uns les autres comme les parties d’un même corps. Nous avons des dons différents que nous devons utiliser selon ce que Dieu a accordé gratuitement à chacun. Si l’un de nous a le don de transmettre des messages de Dieu, il doit le faire selon la foi. Si un autre a le don de servir, qu’il serve. Celui qui a le don d’enseigner doit enseigner. Celui qui a le don d’encourager doit encourager. Celui qui a le don de donner ses biens doit le faire avec générosité. Que celui qui dirige le fasse avec soin. Que celui qui aide les malheureux le fasse avec joie. » A Agape Campus, que celui qui a le don de faire la louange, que celui a le don de faire des messages, que celui qui a le don de faire des recontacts, de venir chaque jeudi avec fidélité, prier pour le groupe, d’amener à chaque fois des petits gâteaux, d’inviter des nouvelles personnes, d’amener à chaque fois sa bonne humeur, d’organiser de plus gros projets, ou encore d’avoir des rêves pour le groupe,… alors qu’il le fasse avec joie et avec paix. Cette liste n’est pas exhaustive, vous l’aurez deviné. Dieu ne nous a pas tous donné la même somme d’argent, il nous l’a donné selon nos capacités, selon comment il nous a fait et selon à quoi il nous destine. A chacun donc sa somme d’argent différente, Dieu est juste et nous appelle tous à faire fructifier ce qui nous a donné, au minimum 17 années de salaires je vous le rappelle.
Et si certains voient toujours dans cette parabole une preuve de l’injustice de Dieu qui ne donne pas à tous la même chose, regardons ce que Dieu offre à la fin aux deux premiers serviteurs, la même chose. Exactement la même chose, indépendamment de la somme qui leur avait été confié au départ. Aux deux : « C'est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; viens te réjouir avec moi ». Pas de classement, pas de meilleur. Simplement la même phrase pour les deux qui ont pris la peine de faire fructifier ce qui leur avait été confié, rien de plus. Et Dieu les a les deux invités à rentrer dans sa joie. (Genèse 18.25) « Il n’est pas possible que le juge de toute la terre ne respecte pas la justice » En êtes-vous convaincus ?
Oui, Dieu croit en nous, il nous fait confiance, il espère en chacun de nous et veut nous apprendre à être responsable. Vous ne savez pas encore ce que vous avez reçu de lui ? Demandez lui de vous le révéler, priez. Et il ne vous laissera pas sans réponse. Vous n’arrivez pas à assumer le don que vous reçu de lui ? Demandez lui de vous en donner la force, priez. Et il vous indiquera le chemin de la banque où vous trouverez comment faire fructifier votre salut.
· III - Dès aujourd’hui, Dieu nous appelle.
Puis il y a un autre verset sur lequel j’aimerai m’arrêter avec vous, ou plutôt sur un petit mot « Aussitôt celui qui avait reçu les 500 pièces d’or s'en alla » Aussitôt. Il n’est pas écrit « Une fois les pièces d’or reçues, le serviteur alla d’abord finir de labourer le champ sur lequel il était en train de travailler, puis il alla chercher le troupeau, prit le temps de préparer un veau pour le soir, nettoyer l’allée principale, le vent avait sali toute la terrasse, vous comprenez, le serviteur a du aussi nettoyer tout ce sable. Ensuite, notre serviteur alla en ville, il avait besoin de remplacer chez Castorama un outil qui s’était cassé au champ, au retour, il s’arrêta à
Que ce soit de sa part un appel à le suivre, à se convertir, ou bien pour la plupart d’entre vous un appel à faire fructifier ce qu’il nous a donné, ne risque-t-on pas à trop attendre de simplement passer à coté de l’essentiel ? Qu’est ce qui peut bien être plus important dans nos vies pour nous empêcher de répondre au Christ ? Qu’est ce qui peut être plus important ? Bien sûr, dans notre vie quotidienne, nous avons des contraintes, moi j’ai une interrogation demain, moi j’ai un projet à rendre la semaine prochaine, ce soir je suis fatigué, je lirai ma Bible demain, ce week-end, j’avais un ami à la maison, je n’ai pas pris de temps pour Dieu, en plus j’ai mes partiels qui arrivent bientôt. Nous avons tous des contraintes au quotidien, peut-être même autant que notre serviteur ou encore Lévi…
Dieu nous donne du temps, le temps lui-même est un don, qu’est ce que j’en fait ? Comment je le gère ? Quelle place je réserve à Dieu ? A-t-il vraiment toujours la première place ? Et n’oublions pas que nous aurons comme les trois serviteurs à rendre compte de tout ce que nous avons fait pendant ce temps. Je sais, c’est un défi pour tous, mais laissons nous encourager par ce serviteur qui « aussitôt fit valoir ses pièces d’or » ou encore par Lévi qui « se leva, laissa tout et suivit Jésus ». Dieu nous appelle maintenant.
· IV - Je savais que tu étais un maître dur…
Intéressons nous enfin au troisième serviteur, celui qui n’a pas cherché à faire fructifier ce que son maître lui avait confié, c'est-à-dire la modeste somme correspondante donc à 17 années de salaire. Pourquoi notre serviteur n’a pas pris peine d’aller à la banque ? Qu’est ce qui l’en a empêché ? Comment se justifie-t-il ? J’aimerai m’arrêter avec vous sur un verset, et encore une fois sur un petit mot : « Je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n'as pas semé… » Je savais… Pourquoi donc notre serviteur n’a rien fait ? Car il croyait savoir quelque chose - quelque chose qui en plus était faux. Il est resté sur la vision et la compréhension de son maître qu’il avait, et donc n’a pas osé agir d’une manière nouvelle par rapport à ce qu’il avait l’habitude de penser. Pour lui, son maître était dur, alors même quand ce dernier lui a donné une responsabilité nouvelle, quand il lui a fait découvrir qu’il pouvait aussi être généreux et qu’il voulait lui faire confiance en lui remettant de ses propres biens, et bien malgré cela, puisqu’il savait déjà que c’était un maître dur, alors il en est resté là et n’a même pas essayé de faire valoir ses 17 années de salaire.
Bien sûr, cela fait rire de voir que ce serviteur est passé à coté de l’essentiel uniquement car il s’appuyait que sur ce qu’il croyait déjà savoir, cela nous fait rire, mais qu’en est-il pour nous ? Ne lui ressemble-t-on pas un peu parfois ? Nous venons tous de famille différente et d’église différente, nous avons donc reçu une éducation et une théologie différente, c’est normal. Comme notre serviteur, nous savons que Dieu est plutôt un maître avec telles ou telles caractéristiques. Personnellement, je viens d’un milieu réformé, on ne m’a très peu parlé du Dieu qui jugera la terre, et bien il m’a fallu du temps pour croire aussi à la réalité du Jugement Dernier, auquel notre parabole fait allusion. Aujourd’hui, je vois encore Dieu à travers des lunettes réformées, tout comme celui qui vient d’un milieu pentecôtiste voit forcement Dieu à travers des lunettes pentecôtistes. Il en est de même pour celui qui vient d’un milieu baptiste, darbyste, charismatique, arménien ou bien même catholique.
Je ne dis pas que toutes ces églises sont un obstacle, au contraire, je considère cela comme une richesse car chacune met l’accent sur une facette de Dieu, chacune apporte l’Evangile d’une manière différente dans notre société. Aucune ne peut prétendre à l’exclusivité de la présence de Dieu le dimanche matin entre ses bancs. Cependant, toutes ces différentes églises, si on ne fait pas attention, si on n’en est pas conscient, nous font voir Dieu à travers un certain type de lunettes. Celui qui n’a pas eu l’habitude d’entendre parler du Saint-Esprit va-t-il se boucher les oreilles dès qu’il en entend parler ? Celui qui a toujours eu une vision d’un Dieu qui juge et qui condamne ne va-t-il pas refuser de comprendre le pardon de Dieu ? Celui qui n’a pas eu l’habitude de lire
Connaissez-vous l’histoire d’Elie dans le désert dans 1 Rois 19 ? Elie est désespéré dans le désert dans une caverne, et Dieu a envie d’aller à sa rencontre pour lui parler et lui redonner courage. Que celui est convaincu que Dieu est uniquement dans un grand vent repartira après que le grand vent ait soufflé, sans voir vu Dieu. Que celui qui croit que Dieu se trouve cependant dans les tremblements de terre verra la terre trembler mais ne verra pas Dieu. Tu crois que Dieu se trouve uniquement dans le feu, alors tout s’embrassera autour de toi, mais tu n’auras pas pour autant vu Dieu. Par contre, celui qui a pris le temps d’attendre, qui a pris la peine de reconnaître Dieu au moment où il s’y attendait le moins, quand un léger souffle passa. Alors Dieu pu parler à Elie. Que ce serait-il passé pour celui qui croyait uniquement que Dieu se trouvait dans l’ampleur des 7 plaies d’Egypte, dans l’immensité de la mer Rouge asséchée, dans les orages du mont Sinaï ou bien encore dans le fracas de la muraille de Jéricho ? Alors celui-ci aurait refusé de sentir ce léger souffle, refuser de changer sa vision de Dieu. Et n’aurait pas entendu ce que Dieu avait à lui dire. Ca aurait été triste, non ?
A refuser de se laisser bousculer dans nos convictions, d’admettre qu’on ne connaît pas encore tout, qu’on a toujours à apprendre, ne risquons-t-on pas comme notre serviteur de passer à coté de ce que Dieu vous nous apprendre et nous faire faire ? Notre Dieu est un souffle léger, alors ne cherchons pas à le mettre dans une boîte et de l’enfermer dans nos convictions toutes faites, un souffle léger, ça ne s’enferme pas mais ça vit… J’espère que la prochaine fois que Dieu voudra nous parler, nous ne lui répondrons pas: « Nous savions que tu étais un maître dur, que tu ne moissonnais là où tu n’avais pas semé, alors nous n’avons rien fait. » Dieu a tellement de choses à nous apprendre et à nous faire vivre que cela serait dommage de passer à coté…
· Conclusion – Viens te réjouir avec moi
Voilà ce que je voulais partager avec vous sur cette parabole plus que connue, je n’ai pas cherché à développer ce qui est pourtant le thème principal, celui du retour du Christ, thème qui se dégage aussi de tout ce chapitre 25 de l’Evangile de Matthieu. J’ai préféré parcourir avec vous cette parabole avec vous et donc se laisser interpeller par ces quatre réflexions, premièrement sur le fait d’appartenir à Dieu, sommes-nous conscient de ce que cela signifie, puis sur le fait que Dieu nous donne à tous des dons différents, au minimum l’équivalent de 17 années de salaires, ensuite sur le fait que Dieu nous appelle maintenant et non demain - d’autant plus que demain ne nous appartient pas - et enfin sur le fait que refuser d’aller au delà de ce que on croit déjà savoir est la meilleure manière de passer à coté de tout ce que Dieu veut nous faire vivre chaque jour.
Quel programme me direz-vous, d’autant plus que je suis sûr qu’il y aurait encore plein d’autres enseignements à tirer de cette petite parabole ! Quel programme ! Dieu n’a pas trouver mieux pour me torturer l’esprit et m’occuper mon emploi du temps ! Moi qui était venu à Agape dans le but de chanter gentiment le Seigneur et enfin de me faire caresser dans le sens du poil pendant la prédication, moi qui voulait passer une soirée tranquille, et moi qui croyais que Dieu voulait mon bien, et bien voila que je vais repartir ce soir avec un programme des plus chargés, merci !
C’est pour cela qu’en conclusion, j’aimerai vous laisser avec le verset 21, qui montre vraiment quelle est l’intention de Dieu pour nous à travers tout cela, son objectif final n’est pas de s’enrichir sur notre dos, n’est pas de s’amuser à faire planer des menaces au dessus de ceux qui n’ont pas répondu à son appel, ce n’est pas cela son objectif final, ce qu’il veut à travers tout ce programme qu’il nous laisse. Quelle est la dernière phrase que Dieu dit à ses deux premiers serviteurs ? « Viens te réjouir avec moi. » Dieu veut avant tout que nous puissions prendre part à sa joie, que nous puissions être à sa table et être joyeux. Ne perdons jamais cela de vue, n’oublions pas que c’est pour cela avant tout que Dieu veut nous faire grandir. Ne le perdons jamais de vue. Dieu veut avant tout, par-dessus tout que nous trouvions notre joie en lui.
C'est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; Viens te réjouir avec moi.
P.L.
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