« Souvenez vous de ce jour-ci ! Grâce à sa force irrésistible, le Seigneur vous a fait sortir d’Egypte alors que vous étiez esclaves. »
Exode 13.3
· Introduction – Parallèle entre l’Exode et l’Evangile.
Je suppose que vous connaissez tous l’Exode, c’est un des premiers livres que l’on lit quand on est petit le dimanche matin. Je ne vais pas prendre la peine de vous lire tout ce livre en entier, mais je pense que vous connaissez tous plus ou moins l’histoire du peuple hébreu qui souffrait sous l’esclavage du Pharaon, qui a imploré Dieu et qui a finalement été délivré par celui-ci grâce aux célèbres 10 plaies d’Egypte puis au fameux passage à travers
Et pourtant, impossible mais vrai, je vais essayer avec vous ce soir de mettre en relation les récits de grenouilles et de moustiques de l’Exode avec la théologie du Nouveau Testament sur la rédemption, sur la libération si vous préférez. En effet, d’un côté nous avons Moïse qui nous parle de la libération du peuple d’Israël, et d’un autre côté nous avons Paul qui nous parle de la libération du péché, de notre libération. Alors ne pourrait-on pas essayer de rapprocher ces deux faits ? Serait-il possible de mettre en relation ces deux libérations ? Les points communs, les différences ?
C’est ce que j’aimerai faire ce soir avec vous, relire l’Exode ensemble, à la lumière de l’Evangile. Faire ensemble le parallèle entre l’Exode et l’Evangile. Je ne crois pas que tous les parallèles que nous allons trouver ensemble ne soient que des coïncidences, et que ces deux libérations, une au tout début de l’Ancien Testament et l’autre au fil du Nouveau Testament, ne se retrouvent dans la même Bible que par hasard.
· I – L’esclavage
« Alors les Égyptiens réduisirent les enfants d'Israël à un dur esclavage. Ils leur rendirent la vie amère par de rudes travaux en argile et en briques, et par tous les ouvrages des champs: et c'était avec cruauté qu'ils leur imposaient toutes ces charges. » ( Exode 1.13-14 ) « C'est pourquoi dis aux enfants d'Israël: Je suis l'Éternel, je vous affranchirai des travaux dont vous chargent les Égyptiens, je vous délivrerai de leur servitude, et je vous sauverai à bras étendu et par de grands jugements. Je vous prendrai pour mon peuple, je serai votre Dieu, et vous saurez que c'est moi, Je vous ferai entrer dans le pays que j'ai juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob; je vous le donnerai en possession, moi l'Éternel. Ainsi parla Moïse aux enfants d'Israël. Mais l'angoisse et la dure servitude les empêchèrent d'entendre Moïse. » ( Exode 6.6-9 )
Cela ne fait pas de doute, nous avons ici la description d’un peuple qui souffre de l’esclavage, à tel point qu’il n’entend même plus les réponses de Dieu que Moïse est venu lui apporter. Il y a quelques années, les 35 heures occupaient en France les médias du matin au soir, mais je doute que c’était le cas en Egypte à cette époque. Je m’imagine mal
- Alors me direz vous, Polo, ta comparaison entre le peuple hébreu et nous est pour l’instant assez floue. Dans un premier temps, si on prend un dictionnaire et on regarde la définition d’un esclave, on y trouve « un homme de condition non libre ». Cela va être plus simple pour faire un rapprochement. En effet, voyez-vous autour de vous beaucoup de personnes vraiment libres ? J’aurai pu faire une liste avec l’alcool, l’argent, les hormones si je peux dire, les études chez certains, mais aussi avec la peur, l’égoïsme, la haine,… mais quoi qu’il en soit, chacun est déjà esclave de lui-même. Je m’explique. Imaginez vous pendant un examen devant un QCM avec une seule case sous chaque question. Vous sentez-vous libre en cochant la seule case ? De même, sans Dieu, l’homme ne peut faire que sa propre volonté, celle de sa propre nature, ne connaissant pas encore celle de Dieu. Et dans ce sens n’est pas libre.
La vraie liberté ne consiste pas à simplement faire ce qui me plait. Effectivement, vu comme cela, le chrétien est tout sauf libre, puisqu’il met son réveil le dimanche matin. Demandez à quelqu’un ce que croit un chrétien, il vous répondra qu’il doit… Qu’est ce qu’il croit ? Il doit… Oui, aux yeux du monde, nous sommes tous sauf libres. Mais je vous invite à croire que la vraie liberté consiste plutôt à avoir le choix, à avoir deux cases dans son QCM, entre faire sa propre volonté et celle de Dieu. Choix que nous n’avions pas avant de connaître Dieu, puisque nous ne pouvions faire que notre volonté, et dans ce sens, étions esclaves de nous-mêmes. C’est ce dont quoi Paul parle dans Galates 5. Et nous sommes désormais d’autant plus libres que nos actes ne conditionnent plus le regard que Dieu porte sur nous maintenant. Plus nous comprendront la liberté que nous avons désormais, plus nous comprendront dans quel état d’esclavage l’homme est avant. Etat que l’on peut s’imaginer à la lecture de Romains 7 où Paul semble se débattre contre ses propres chaînes : « Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi. » Oui, l’esclavage qui nous ai décrit dans l’Exode correspond aussi très bien au nôtre sans Dieu. Et il n’y a pas que pour les grands alcooliques que cette comparaison d’esclavage marche, mais bel et bien pour nous tous. Sans Dieu, on ne peut être vraiment libre.
- Deuxièmement, Dieu n’a pas voulu laisser son peuple souffrir ainsi de l’esclavage. Dieu nous entend quand nous prenons la peine de l’appeler et de le supplier, tout comme Israël l’a fait en son temps. Dès l’Exode, nous voyons déjà l’amour de Dieu, un amour qui prend l’initiative de descendre vers son peuple. Au verset 8 du chapitre 3, nous lisons « Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens ». De même, Dieu est descendu à notre rencontre à travers un petit enfant du nom de Jésus. J’aime vraiment bien retrouver le verbe descendre dans ce verset d’Exode. Oui, ce n’est que Dieu qui peut descendre car nous, on ne peut pas monter. On peut bel et bien essayer de s’élever auprès de Dieu en s’imposant je ne sais pas combien de règles de rites religieux, en cherchant à se discipliner en espérant que Dieu portera ainsi un regard favorable sur nous, à chaque fois ce sera en vain. L’homme, quelque soit sa religion, ne peut être près de Dieu si ce n’est pas ce dernier lui-même qui descends à notre rencontre. Dans l’Exode ou dans l’Evangile, nous pouvons vraiment lui être reconnaissant d’être descendu vers nous par amour. « Nous aimons Dieu car il nous a aimé le premier » ( 1 Jean 4.19 )
- Enfin, regardons ensemble l’attitude du Pharaon quand il s’aperçoit que le peuple hébreu commence à implorer le Seigneur. Qu’est ce qu’il fait ? Il s’empresse de lui augmenter sa charge de travail pour plus que le peuple ait le temps de penser « à toutes ces histoires ». De même, avez-vous remarqué que quand une de vos connaissances commence à s’intéresser à Dieu, les discussions commencent à se faire un peu plus profondes à chaque fois, c’est nickel, et soudain la personne en face se trouve une soudaine passion pour l’histoire du jardinage dans
Voilà donc quelques éléments de comparaison entre l’esclavage du peuple hébreu et notre vie aujourd’hui.
· II – La libération.
« L'Éternel dit à Moïse: Je ferai venir encore une plaie sur Pharaon et sur l'Égypte. Après cela, il vous laissera partir d'ici. Lorsqu'il vous laissera tout à fait aller, il vous chassera même d'ici. Parle au peuple, pour que chacun demande à son voisin et chacune à sa voisine des vases d'argent et des vases d'or. L'Éternel fit trouver grâce au peuple aux yeux des Égyptiens; Moïse lui-même était très considéré dans le pays d'Égypte, aux yeux des serviteurs de Pharaon et aux yeux du peuple. Moïse dit: Ainsi parle l'Éternel: Vers le milieu de la nuit, je passerai au travers de l'Égypte; et tous les premiers-nés mourront dans le pays d'Égypte, depuis le premier-né de Pharaon assis sur son trône, jusqu'au premier-né de la servante qui est derrière la meule, et jusqu'à tous les premiers-nés des animaux. » ( Exode 11.1-5 )
- Nous trouvons donc après que Dieu ait entendu les plaintes de son peuple le récit des 10 fameuses plaies d’Egypte. Des moustiques aux furoncles, sans oublier la grêle, on voit bien que notre Dieu ne manque pas d’imagination ! Alors pourquoi un tel acharnement ? Nous trouvons la réponse à plusieurs reprises, déjà parce que Pharaon et ses magiciens étaient plutôt du genre têtu. Pour l’anecdote peut-être moins têtus que nous quand Dieu veut nous dire quelque chose, ou alors que nos contemporains quand il s’agit de trouver l’horoscope du 20 minutes le moral de la journée. On a beau leur expliquer que cela est faux, que c’est inventé de A à Z, ils continuent d’ouvrir en premier le 20 minutes à la page horoscope. Au final, je dirai que le Pharaon était simplement aussi têtu qu’un homme. C’est pour dire ! A propos des magiciens du Pharaon, vous aurez remarqué qu’ils ont réussi à imiter, à faire semblant, mais jusqu’à un certain point. Le problème c’est qu’une fois la quatrième plaie arrivée, les magiciens sont obligés de reconnaître que c’est là « le doigt de Dieu » (Exode 8.15) mais Pharaon malgré cela s’entête. Car Dieu a surtout envoyé 10 plaies et non une seule, pour pouvoir montrer toute sa Puissance, pour montrer qu’il est Maître de tout, des animaux à la météo, en passant par la terre et surtout à la fin, de la vie. Oui, afin de montrer à tous sa Puissance.
- Je vous propose de vous arrêter particulièrement sur le dernier fléau, la mort de tous les premiers nés. Déjà cette dernière plaie est la première qui concerne directement la vie de certaines personnes, c’est d’une toute nouvelle dimension et c’est elle qui va sceller la libération du peuple hébreu. C’est la première fois qu’il y a vraiment la mort. Derrière cette dernière plaie, je vois vraiment l’ombre naissante de
Oui, je suis vraiment persuadé que ce n’est pas un hasard si c’est après cette dixième plaie que le peuple hébreu est enfin libéré. De plus, on lit bien dans Exode que tous les fils d’Egypte seront concernés par cette plaie. De même, il est clair dans le Nouveau Testament que le Jugement Dernier dont Jésus nous parle dans Matthieu 25 concerne bel et bien tout le monde sur cette terre, et pas uniquement que les chrétiens, les gentils ou les méchants, les petits ou les grands, les forts ou les faibles, les chevelus ou les chauves. Désolé de tous vous impliquer.
C’est aussi la seule plaie qui demande un geste de foi. Car ceux qui ont été sauvés de cette plaie sont ceux qui ont badigeonnés leur porte de sang d’agneau. Pour ceci, il fallait déjà croire que Dieu allait effectivement passer cette nuit là et qu’il allait faire mourir les premiers nés. Ensuite, il fallait aussi croire que le sang de l’agneau était suffisant pour être sauvés. Celui qui ne croit pas que la mort allait passer n’avait pas besoin de salir sa porte avec du sang. Tout comme celui qui ne crois pas aux accidents de la route n’a pas besoin de mettre sa ceinture de sécurité dans la voiture ; et surtout tout comme celui qui aujourd’hui ne croit pas au Jugement Dernier n’a pas besoin d’accepter Christ. L’un ne va pas sans l’autre. Soyons convaincus de la condamnation de l’homme sans Dieu et du Salut offert pour l’homme par Dieu. Oui, cette dernière plaie ressemble fortement au plan du Salut de notre humanité.
- Puis je vous propose de vous arrêter sur l’épisode de
· III – La marche vers
« Moïse fit partir Israël de la mer Rouge. Ils prirent la direction du désert de Schur; et, après trois journées de marche dans le désert, ils ne trouvèrent point d'eau. Ils arrivèrent à Mara; mais ils ne purent pas boire l'eau de Mara parce qu'elle était amère. C'est pourquoi ce lieu fut appelé Mara. Le peuple se mit à critiquer, en disant: Qu’allons nous boire maintenant ? Moïse cria à l'Éternel; et l'Éternel lui indiqua un bois, qu'il jeta dans l'eau. Et l'eau devint douce. Ce fut là que l'Éternel donna au peuple des lois et des ordonnances, et ce fut là qu'il le mit à l'épreuve. » ( Exode 15.22-24 )
- Et c’est parti ! Notre peuple hébreu a été délivré de son esclavage, c’est désormais un peuple libre que Dieu va guider jusqu’à la terre promise. Et c’est parti ! Nous sommes délivrés de l’esclavage du péché, c’est désormais libre que Dieu va nous guider jusqu’à sa promesse d’éternité. Par contre, au verset 17 du chapitre 13, on lit « Lorsque Pharaon laissa aller le peuple, Dieu ne le conduisit point par le chemin du pays des Philistins, bien que ce soit le plus proche; car Dieu dit: Le peuple pourrait être effrayé par les combats en voyant la guerre, et retourner en Égypte. » Manque de pot, on apprend ici que nos hébreux vont devoir faire des bornes supplémentaires avant de goûter au lait et au miel. Mais petite question, Dieu leur fait prendre ce chemin par pur sadisme ou alors par sagesse pour le bien de chacun ? Formulé comme cela, je vous laisse trouver la bonne réponse… Quand un hébreu, j’ai nommé Elichah, a du apprendre une telle nouvelle, qu’il allait prendre un chemin indirect, je doute qu’il ait bondi de joie.
De même, dans nos vies, il y a bien des fois où nous ne comprenons pas pourquoi tout ne va pas bien, pourquoi je n’arrive pas tout du premier coup, pourquoi j’arrive pas à changer toutes mes habitudes toutes à la fois, pourquoi je ne suis pas déjà un petit saint avec ma belle auréole sur le crâne. De même, c’est pour notre bien que Dieu nous fait parfois prendre des détours dans notre vie, Dieu seul sait où il veut nous emmener, Dieu seul sait quels sont les obstacles qui nous attendent, et par conséquent, Dieu seul sait le meilleur itinéraire pour nous faire grandir dans notre foi. Mais je suis d’accord que nous ne comprenons rarement ce qu’il est en train de faire, pas plus que notre Elichah quand il a appris qu’il allait faire chauffer les semelles. D’autant plus s’il avait sur le dos toutes les affaires de Madame. Dans ces moments de sécheresse, Dieu est là pour nous donner de l’eau quand nous sommes assoiffés et nous nourrir de sa manne. Non Dieu ne nous abandonne pas dans ces détours sans nous accompagner et nous ressourcer. Dieu veut toujours notre bien. Et au final, c’est grâce à ce détour que le peuple a pu arriver longtemps après tous ensemble devant le Jourdain.
- Puis j’aimerai pour finir remarquer avec vous l’aptitude de notre désormais cher peuple hébreu à se plaindre. Ils viennent à peine d’être délivré d’un esclavage pas des plus commodes qu’ils sont déjà en train de se plaindre du menu, c’est dingue ! Dieu vient de faire devant eux un de ses plus grands miracles, et ils sont déjà en train de se plaindre et en arrivent même à envier le temps où ils étaient en Egypte ! Mais nous, combien de fois nous en arrivons à croire que Dieu commence à nous oublier ? Dès que tout ne tourne pas rond, ça y est, on se met à se plaindre, à commencer à douter de son amour pour nous. Tout comme Job a pu se mettre à presque envier les méchants. Qui ne doute pas quand Dieu ne passe plus son énergie à me faciliter la vie ? Personnellement, dès qu’une de mes soirées Groupe de Jeunes ne passe pas très bien, dès que je n’arrive pas à motiver tout ce petit monde, je suis le premier à vouloir tout arrêter, à demander à Dieu pourquoi il ne m’aide pas. Bien sûr, j’oublie à chaque fois tout ce qu’il a déjà fait pour notre groupe, pour toutes les occasions qu’il m’a donné de témoigner de son amour. J’oublie tout et tout balancer à l’eau avec les Egyptiens. C’est triste, mais c’est humain et c’est donc notre réalité. C’est pour cela que Dieu a dit au peuple à travers Moïse : « Cette même nuit, on en mangera la chair, rôtie au feu; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous observerez la fête des pains sans levain, car c'est en ce jour même que j'aurai fait sortir vos armées du pays d'Égypte; vous observerez ce jour comme une loi perpétuelle pour vos descendants. » ( Exode 12.8&17 ) Et c’est aussi pour cela que Jésus nous a dit : « Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous; car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour le pardon des péchés. Faites ceci en mémoire de moi. » ( Matthieu 26.26-28 ). Le cœur de l’homme est bien oublieux, et c’est pour cela que
Si Dieu a délivré son peuple de l’Egypte, si Dieu nous a délivré, ce n’est pas pour nous laisser mourir de faim. Bien au contraire, Dieu nourrira chacun selon son appétit, tout le monde aura assez de manne. Et nous, Dieu nous nourrira de son Esprit et de sa Parole autant que nous en aurons envie. N’ayons pas peur d’être gourmand, ce n’est pas Dieu qui va se mettre à rationner ses bénédictions quand on le lui demande. Pas plus qu’il a rationné le peuple hébreu durant sa longue marche. Il n’y a que moi pour rationner tout le monde quand on fait une grande randonnée ! Notre Dieu est bon et généreux, ne croyons pas qu’il nous a délivré pour désormais nous laisser seuls mourir de faim. Bien au contraire. C’est maintenant qu’il a le plus de faire de choses à nous faire vivre. Avant il combattait pour nous, maintenant il veut combattre avec nous, voilà pourquoi Moïse et ses hommes ont du se battre aussi lors de la victoire contre les Amalécites. C’est bel et bien maintenant que Dieu veut se rapprocher le plus de nous et nous bénir. Et dans les moments difficiles, quand nous marchons moins vite que d’habitude, ne faisons pas que se plaindre, mais regardons à
· Conclusion – Psaume 136
Voilà ce que je voulais partager avec vous sur l’exode de ce peuple. J’ai lu ce livre il y a quelques semaines et j’ai vraiment été frappé par l’intimité qu’il y avait entre l’Exode et l’Evangile, ou comme je l’ai dit tout à l’heure, entre les grenouilles d’Egypte et les épîtres de Paul à Rome. Et je vous invite la prochaine que vous lirez l’Exode à vraiment lire ces récits à la lumière de l’Evangile, vous serez vraiment étonnés de la profondeur que l’on peut y trouver.
Pour finir, j’aimerai vous laisser découvrir quelle a été la motivation de Dieu pour tout cela, la raison pour laquelle il a pris le temps de descendre pour nous. L’essentiel. Pour cela je vous invite à tout simplement lire avec moi le Psaume 136 :
« Célébrez l'Eternel, car il est bon, car son amour dure à toujours.
Oui, célébrez le Dieu des dieux, car son amour dure à toujours.
Célébrez tous le Seigneur des seigneurs, car son amour dure à toujours.
Lui seul a opéré de merveilleux prodiges, car son amour dure à toujours
Il a créé les cieux par son intelligence, car son amour dure à toujours
Il a fondé la terre en la gagnant sur l'eau, car son amour dure à toujours.
Il a fait les grands astres, car son amour dure à toujours.
Il a fait le soleil pour présider au jour, car son amour dure à toujours.
La lune et les étoiles pour gouverner la nuit, car son amour dure à toujours.
Il a frappé l'Egypte et ses premiers-nés, car son amour dure à toujours.
Il en fit sortir Israël, car son amour dure à toujours.
Par sa grande puissance et sa force, car son amour dure à toujours.
Il fendit la mer des Roseaux deux, car son amour dure à toujours.
Il y fit passer Israël, car son amour dure à toujours.
Il y précipita le pharaon et son armée, car son amour dure à toujours.
Il conduisit son peuple à travers le désert, car son amour dure à toujours.
Il frappa de grands rois car son amour dure à toujours.
Il fit périr de puissants souverains, car son amour dure à toujours.
Il fit périr Sihon, le roi des Amorites, car son amour dure à toujours.
Et il fit périr Og, Og, le roi du Basan, car son amour dure à toujours.
Il donna leur pays en pleine possession, car son amour dure à toujours.
Il le donna en possession à Israël, son serviteur, car son amour dure à toujours.
Dans notre malheur, il se souvint de nous, car son amour dure à toujours.
Il nous a délivrés de tous nos ennemis, car son amour dure à toujours.
Il distribue son pain à toute créature, car son amour dure à toujours.
Louez le Dieu des cieux, car son amour dure à toujours. »
Amen.
P.L.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire